4 à 6 RGPPol permettait à l’autorité hiérarchique de soumettre les policiers à des modalités de travail qui portaient une atteinte grave à leur liberté personnelle ainsi qu’à leur vie privée et familiale, puisqu’il laissait non seulement au commandant la faculté de planifier leurs horaires, mais également de les modifier, dans des conditions qui n’étaient pas définies, de manière à introduire le travail sur appel et les rendre corvéables à merci, sans aucune forme de compensation. Malgré des horaires irréguliers, le travail de policier n’impliquait pas le renoncement à toute vie privée et familiale au profit de la sécurité publique, les intéressés devant pouvoir s’organiser en conséquence.