Elle était armée, investie du pouvoir de contrainte pour accomplir ses missions et mobilisable en tout temps. Même si cela tenait de l’évidence, il appartenait à la loi de rappeler que les actions de la police s’inscrivaient toujours dans le respect des principes fondamentaux du canton, parmi lesquels figuraient en premier lieu les libertés individuelles de ses habitants. Dans une perspective de sauvegarde des intérêts supérieurs de la république, la police était légitimée à prendre les mesures qui s’imposaient et, ce faisant, devait respecter l’incontournable impératif de proportionnalité (exposé des motifs, p. 49 s).