Par ailleurs, dans la mesure où le recours est dirigé contre le ROPol adopté par le Conseil d’État, cette autorité a bien qualité pour défendre dans le cadre du présent litige. Les écritures du Conseil d’État sont au demeurant valables, celles-ci n'étant pas des actes aussi formels que ceux prévus à l'art. 13 du règlement pour l'organisation du Conseil d'État de la République et canton de Genève du 25 août 2005 (RCE - B 1 15.03), et leur signature pouvant être déléguée selon l'extrait de procès-verbal de la séance du Conseil d'État du 15 juin 2016 (http://www.ge.ch/legislation/directives/doc/EXPV-2971-2016.pdf).