Ni la nécessité de cette interdiction, ni l’inexistence de mesures moins incisives qu’elles n’étaient démontrées. Une CCT régissait le domaine du nettoyage, applicable dans toute la Suisse romande, protégeait les travailleurs actifs dans ce domaine et fixait notamment un salaire minimal, ce qui écartait tout risque de sous-enchère salariale semble-t-il à l’origine de la modification réglementaire contestée. 15. Par duplique du 14 septembre 2018, le Conseil d’État a persisté dans les conclusions de sa réponse au recours. La réplique n’amenait aucun élément nouveau.