Lesdites normes violaient la liberté économique dans sa dimension individuelle, déjà en tant qu’elles ne figuraient pas dans une loi au sens formel alors qu’elles portaient une atteinte grave à la liberté économique. Elles ne poursuivaient pas un but d’intérêt public, tel que la lutte contre la sous-enchère salariale, le transfert de tâches à des sociétés alibis ou l’éradication du travail intérimaire déguisé, car, si tel était le cas, il ne serait pas cohérent de ne pas interdire la sous-traitance de manière générale, y compris par exemple pour la préparation des repas.