En effet, si la chambre constitutionnelle ne s'était jamais prononcée sur le caractère attaquable des ordonnances administratives, on pouvait néanmoins constater que celles-ci ne figuraient pas à l'art. 130B al. 1 LOJ, qui ne mentionnait que les lois constitutionnelles, les lois et les règlements du Conseil d'État. Il n'apparaissait en outre pas certain que le communiqué de presse litigieux, tout comme la présentation « PowerPoint », pût être qualifié d'ordonnance administrative. Enfin, il fallait encore que les conditions prévues par la jurisprudence fédérale pour le contrôle abstrait des ordonnances administratives fussent remplies.