Admettre l'appel en cause des requérants ne trouverait par ailleurs pas de justification dans les buts classiques de l'institution de l'appel en cause, tels que rappelés plus haut ; en tant que citoyens appelés à voter, l'arrêt de la chambre de céans leur sera de toute façon « opposable » (et, s'il leur était défavorable, ils regagneraient l'intérêt à recourir à son encontre, sans préjudice des autres conditions de recevabilité des recours au Tribunal fédéral), et l'on ne saurait admettre qu'il y ait lieu de sauvegarder leur droit d'être entendu du fait qu'ils n'aient pas participé à l'instance précédente.