Ce qui était choquant et inadmissible dans l'illustration litigieuse, car de nature à influencer les électeurs, était que les cases correspondant à cinq candidats réels étaient déjà cochées, une autre étant sur le point de l'être. Cela revenait à proposer cinq candidats devant être choisis, en ne laissant aux électeurs un véritable choix que pour les deux noms restants. Les candidats mentionnés dans l'illustration, et à plus forte raison ceux dont les noms étaient déjà cochés, bénéficiaient ainsi d'une publicité gratuite, au détriment des candidats passés sous silence.