Il est, en effet, établi que le mis en cause a dû contracter un emprunt pour procéder à ces achats. Au vu de ces circonstances, il apparaît peu probable qu'il ait agi de manière désintéressée, voire spontanée, et l'on peine à comprendre son but d'acquérir ces biens en s'endettant, alors qu'il n'en a nul besoin ni utilité dans l'immédiat. La question de savoir si le mis en cause était au courant de la situation de faillite dans laquelle se trouvait sa mère au moment où il a procédé à ces achats peut, toutefois, être laissée ouverte, dans la mesure où les biens en question n'ont pas été soustraits à la mainmise des créanciers suisses puisqu'ils se trouvaient à l'étranger.