La notion d’enlèvement suppose une séparation dans l’espace (ATF 101 IV 304 s. consid. 2; 99 IV 270). Cette séparation ne s’opère généralement pas par une contrainte directe sur la personne qui exerce l’autorité parentale ou la tutelle (menace, violence, séquestration), mais l’auteur fait en sorte qu’elle ne puisse plus avoir un libre accès au mineur et, par voie de conséquence, l’empêche d’exercer pleinement son autorité. La séparation doit avoir une certaine durée (CORBOZ, Les infractions en droit suisse, vol 1, n. 25 ad art. 220 CP).