A cet égard, il convient de ne pas perdre de vue que la créance compensatrice a été instituée, en tant que succédané à la confiscation en nature, pour éviter que celui qui a disposé des objets ou valeurs à confisquer soit privilégié par rapport à celui qui les a conservés. Dans le même temps, s'est imposée, comme pendant au séquestre conservatoire des valeurs patrimoniales susceptibles d'être confisquées, l'obligation pour l'autorité concernée de saisir à titre provisoire des éléments du patrimoine, même de provenance licite, de la personne mise en cause, aux fins de garantir l'exécution de cette créance compensatrice.