En effet, l'histoire de cette modification législative intervenue le 14 décembre 2006, et en particulier la lecture du rapport de la Commission judiciaire chargée d'étudier le projet de loi du Conseil d'Etat modifiant le Code de procédure pénale, montrent clairement que le législateur a eu pour objectif de permettre une modification de la qualification juridique des faits reprochés à l'accusé dans les réquisitions, a fortiori dans la feuille d’envoi, modification qui serait dictée par les échanges (qui auraient eu lieu) à l'occasion des débats (ACAS/90/2007 du 23 novembre 2007 consid. 3.3).