tous deux ont affirmé que ce tête-à-tête était postérieur à leurs auditions respectives par la police. Or, il résulte de l’état du dossier au 20 mars 2008 que ni le recourant ni son amie n’avaient évoqué à la police l’existence d’un second suppositoire administré à S______, ni non plus que celui-ci avait été extrait du réfrigérateur, et apporté au recourant, par son amie. Ils l’évoqueront devant le Juge d’instruction, le 16, puis le 20 mars 2008. En revanche, le recourant avait d’emblée indiqué à la police qu’il avait évacué la veille au soir le contenu de la poubelle de la cuisine (p.-v. du 15 mars 2008 page 2).