2.1. Selon la doctrine, le bien-fondé des moyens soulevés dans un recours fondé sur l’art. 10 al. 5 LSCPT s’examine ex ante, le juge devant déterminer si la mesure de surveillance était conforme à la loi au moment où elle avait été approuvée ou prolongée (STRÄULI, La surveillance de la correspondance par poste et télécommunication : aperçu du nouveau droit, in Plus de sécurité - moins de liberté ? éd. Rüegger 2003, p. 187 n. 274). Le pouvoir d’examen de la Chambre d’accusation n’est pas limité à la violation du droit (STRÄULI, op. cit. n. 273). P/3983/2008 - 4/8 -