Il s'ensuit qu'une collision - même légère - avec un autre véhicule ou avec un piéton ne sera, en principe, pas justiciable de l'art. 100 ch. 4 LCR, si elle est due à une faute du conducteur du véhicule prioritaire, sous réserve d'un comportement grossièrement incorrect et inattendu d'un conducteur tiers ou d'un piéton, circonstance raisonnablement imprévisible qui interrompt, en quelque sorte, le lien de causalité adéquate entre l'accident et le défaut présumé de prudence (MIZEL C., op. cit., p. 236-237 avec références citées).