2) Pour que la Chambre d’accusation puisse valablement se prononcer sur l’existence d’un risque de collusion, encore eût-il fallu, au sens de la jurisprudence, que le Juge d’instruction indiquât, ou que son dossier rendît reconnaissable, que les faits à instruire n’avaient – par exemple – pas été commis par le seul inculpé mais qu’il y aurait d’autres participants, encore à identifier ou non encore entendus. Rien de tel dans l’ordonnance querellée. En particulier, elle n’indique pas en quoi l’évolution de la procédure pendant le mois écoulé rendait nécessaire une prolongation de la mesure.