Lorsque ce but est atteint, la procédure de première instance tombe et l’ordonnance de condamnation passée en force de chose jugée tient lieu de jugement de première instance. Si au contraire l’ordonnance de condamnation est attaquée, la procédure ordinaire se déroule devant la juridiction de première instance comme s’il n’existait aucune ordonnance (ATF précité = JdT 1967 IV 11). L’opposition n’est ainsi pas une voie de recours au sens technique du terme, vu le caractère de décision procédurale de l’ordonnance de condamnation (HOTTELIER, op. cit. p. 209). Anéantissant l’ordonnance, l’opposition a d’abord pour conséquence de dessaisir du dossier le magistrat qui l’a décernée. Son second