Rendue par une autorité incompétente, la décision de saisie devait être annulée. Il relevait, en outre, que l’ordonnance querellée souffrait d’un flagrant défaut de motivation, faisant uniquement référence à une ordonnance de condamnation qui avait cessé de déployer ses effets ; de plus, cette saisie le plongeait « dans un embarras économique et administratif considérable », dans la mesure où le compte nouvellement bloqué lui permettait d’assurer, à Genève, l’administration de ses besoins courants. Le Juge d’instruction n’avait jamais procédé au blocage du compte en question - contrairement à d’autres comptes