3.4. La créance compensatrice pourrait, certes, être saisie en mains de C______ (cf. ATF 1B_160/2007 du 1er novembre 2007 consid. 2.4). Or, la situation à laquelle aboutirait une telle décision, si elle venait à être prise, serait absurde en l’espèce. En effet, l’État étant alors chargé de recouvrer la créance compensatrice auprès de C______ , ce serait en définitive elle, si A______ SA obtenait ultérieurement l’allocation au lésé, qui « indemniserait » cette dernière et ce, alors qu’elle en est vraisemblablement l’ayant droit économique. Comme cette allocation serait subordonnée à la cession préalable par A______ SA à l’État d’une part correspondante de sa créance (art.