De surcroît, il est douteux que le principe de proportionnalité, rappelé ci-dessus, soit respecté. En effet, au vu de la nature des avoirs saisis, de leur montant et des ressources dont disposent la recourante, il n’est que très peu vraisemblable que la saisie ordonnée soit destinée à supprimer l’avantage illicite que cette dernière a pu retirer des infractions qui lui sont reprochées. Or, la saisie ne peut avoir pour but de protéger les prétentions du lésé ou de la victime constituée ou non partie civile (OCA 107/1988) et n'est pas instituée pour assurer la réparation du dommage subi (OCA/54/1996).