Toutefois, selon le Procureur général, une telle fouille ne pouvait intervenir, hors les locaux de la police, que si elle était effectuée à l'abri des regards et que la personne contrôlée donnait son accord. En l'occurrence, dans la mesure où les parties civiles avaient spontanément baissé leurs pantalons, les policiers mis en cause pouvaient penser que celles-ci avaient opté pour une fouille sur place. Cela étant, et même si les gendarmes s'étaient placés devant les personnes contrôlées, des tiers avaient pu observer la scène, ce qui contrevenait aux critères de prévenance et de décence.