Si l’accusé a un intérêt digne de protection à s’exprimer, les exigences de vérification sont moindres. Tel est le cas de celui qui adresse à l’autorité pénale une plainte ou une dénonciation. La défense d’un intérêt légitime allège le devoir de vérification de celui qui s’adresse à la police ou à une autre autorité en sachant que celle-ci va procéder à un contrôle approfondi et dénué de préjugés. Toutefois le dénonciateur qui communique un soupçon à une telle autorité doit agir de bonne foi et avoir des raisons suffisantes de concevoir un tel soupçon (CORBOZ, op. cit., n. 74 à 79 ad art. 173 CP).