Pour apprécier si une déclaration est attentatoire à l'honneur, il faut se fonder non pas sur le sens que lui donne la personne visée, mais sur une interprétation objective selon le sens qu'un destinataire non prévenu, dans les circonstances d'espèce, lui attribue. (ATF du 10 janvier 2003 6S.451/2002 c.2.3 n.p., ATF 128 IV 53, c. I/A/1/a p. 58 ss et les références citées). Il n'est pas rare qu'une accumulation de petites touches qui apparaissent insignifiantes si on les considère isolément, conduisent à dresser un portrait haïssable (117 IV 27 c. 2c).