{"Signatur": "GE_CJ_011", "Spider": "GE_Gerichte", "Sprache": "fr", "Datum": "2021-08-24", "HTML": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_CJ_011_P-10392-2020_2021-08-24.html", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/pcpr/show/2771271?doc=", "Checksum": "7e4861eae07324543427977b27ea13b6"}, "PDF": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_CJ_011_P-10392-2020_2021-08-24.pdf", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/pcpr/file/2021/0005/ACPR_000561_2021_P_10392_2020.pdf", "Checksum": "48ff9f157acb2ed2d809fa7f9dc39737"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["P/10392/2020"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale de recours 24.08.2021 P/10392/2020"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf  Chambre pénale de recours"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale de recours"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra  Chambre pénale de recours"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "ABUS DE STUPÉFIANTS;HOMICIDE;MEURTRE SUR LA DEMANDE DE LA VICTIME;EXPOSITION À UN DANGER;OMISSION DE PRÊTER SECOURS | CPP.310; CP.111; CP.117; CP.12; CP.127; CP.128"}], "ScrapyJob": "446973/35/2232", "Zeit UTC": "08.01.2026 23:35:21", "Checksum": "d76268196ed23736726d71a5a55d189a", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale de recours 24.08.2021 P/10392/2020\nRegeste:\nABUS DE STUPÉFIANTS;HOMICIDE;MEURTRE SUR LA DEMANDE DE LA VICTIME;EXPOSITION À UN DANGER;OMISSION DE PRÊTER SECOURS | CPP.310; CP.111; CP.117; CP.12; CP.127; CP.128\n\ng. À la police, F______ a exposé avoir rencontré C______ en août 2019 sur un site\nde rencontre. Même si leur relation était \"géniale\", ils s’étaient séparés et remis\nensemble à plusieurs reprises, jusqu’à ce que sa compagne rencontre B______ et le\nquitte. Ils étaient toutefois restés très bons amis et avaient continué de se voir\nrégulièrement.\n\nLes addictions de C______, dont elle lui avait parlé dès leur première rencontre,\nétaient \"horribles\". Elle \"sniffait\" de la cocaïne, buvait beaucoup d’alcool et prenait\nde nombreux médicaments, dont une partie était vraisemblablement des produits de\nsubstitution. Elle basculait de l’un à l’autre, sans qu’il puisse dire à quelle fréquence\nelle consommait. Elle lui disait vouloir s’arrêter, mais ses rechutes se voyaient à son\ncomportement. Lui-même n’était pas consommateur de produits stupéfiants.\n\nLe samedi 13 juin, ils s’étaient donné rendez-vous vers 9h00 à G______ [GE], sur un\nparking – ndlr : à cinq minutes à pied du domicile de B______ –, et étaient ensuite\nallés boire un verre dans une cafétéria, où ils avaient passé la matinée. C______, qui\navait l’air de ne pas avoir dormi de la nuit, était ensuite allée acheter à manger dans\nun commerce et ils s’étaient rendus avec sa voiture en campagne, au bord d’un étang\nqu’ils affectionnaient, pour pique-niquer, discuter et écouter de la musique. Vers\n16h00, ils étaient retournés à G______ [GE], où il l’avait laissée sur le parking pour\nqu’elle puisse récupérer son propre véhicule. Après avoir quitté les lieux, il avait\ntoutefois éprouvé un doute sur le fait qu’elle allait bien rentrer chez elle en voiture et\nétait retourné sur place. Il l’avait alors vue en discussion avec un homme ressemblant\nà un SDF et était sorti de la voiture pour la rejoindre. Il était énervé et l’avait tirée par\n\nP/10392/2020\n- 6/19 -\n\nle sac en lui disant qu’il fallait qu’elle rentre. Dans le mouvement, une canette était\ntombée du sac, ce qui l’avait surpris, car ils n’avaient pas acheté d’alcool ce jour-là.\nC______ avait semblé gênée et était partie sans rien dire.\n\nUne fois de retour chez lui, en France, il avait appelé C______ vers 18h00 et lui avait\ndemandé si elle était rentrée chez elle. Elle n’avait pas répondu et il avait entendu un\nhomme derrière elle, dont il pensait qu’il s’agissait de B______, qui disait \"fils de\npute\". Il avait finalement raccroché sans savoir où elle était.\n\nIl avait ensuite échangé des messages de menaces et d'insultes en lien avec C______,\nvia le téléphone de cette dernière. Il pensait, sans en être certain, que son\ncorrespondant était B______, car ce type de discussion ne ressemblait pas à\nC______. Il avait eu un dernier contact avec celle-ci à 20h36, lorsqu’elle lui avait\nenvoyé un message pour lui demander s’il savait où se trouvait sa voiture, ce à quoi il\navait répondu par la négative.\n\nIl avait appris ce jour-là, par son amie, que B______ s’injectait de la drogue et lui\navait reproché de s’être mise en couple avec un toxicomane. Il n’était pas impossible\nqu’elle ait eu des tendances suicidaires. Il l’avait en effet entendu dire à une reprise à\nson fils qu’elle \"voulait partir\".\n\nh. Le rapport d’autopsie médico-légale, pratiquée le 15 juin 2020, a été rendu le 22\nseptembre suivant.\n\nIl y est noté que C______ était connue pour un trouble dépressif récurrent et une\ndépendance à l’alcool et la cocaïne. Du 28 avril au 8 mai 2020, elle avait été\nhospitalisée à D______ pour une mise à l’abri après une tentative de suicide par\ndéfenestration (chute du 3ème étage avec atterrissage sur un balcon du 2ème, sans\nlésion traumatique), après que sa famille lui a dit qu’elle ne pouvait pas continuer à\navoir la garde de ses enfants, compte tenu de sa consommation de stupéfiants. À\nl’hôpital, un sevrage avait été débuté, sans complication, et un suivi psychiatrique\nambulatoire mis en place. Un traitement médicamenteux, sous forme de fluoxétine\n(antidépresseur) et Temesta®, avait été prescrit.\n\nDans l’appartement de B______, une pochette bleue lui appartenant avait été\nretrouvée, contenant du Dafalgan® (paracétamol, antalgique), du Zoldorm®\n(zolpidem, sédatif hypnotique) et du Temesta® expidet (lorazépam, benzodiazépine).\nS’y trouvaient également, dans des boîtes en bois, des seringues graduées avec leurs\naiguilles, du Sevre-Long®, de la morphine et de l’Ascorbin® (vitamine C),\nappartenant à B______. Nulle mention n'est faite de la présence de matériel\nd'injection à proximité du corps de la défunte.\n\nLes constatations physiques consistaient pour l’essentiel en une trace de\nponction/injection d’aspect frais au niveau du pli du coude droit – soit une plaie\npunctiforme rougeâtre entourée par une ecchymose de couleur brun-violacé, mal\ndélimitée, de forme irrégulière, mesurant environ 1,5 x 1 cm –, d’une broncho-\n\nP/10392/2020\n- 7/19 -\n\n"}