{"Signatur": "GE_CJ_011", "Spider": "GE_Gerichte", "Sprache": "fr", "Datum": "2021-08-24", "HTML": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_CJ_011_P-10392-2020_2021-08-24.html", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/pcpr/show/2771271?doc=", "Checksum": "7e4861eae07324543427977b27ea13b6"}, "PDF": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_CJ_011_P-10392-2020_2021-08-24.pdf", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/pcpr/file/2021/0005/ACPR_000561_2021_P_10392_2020.pdf", "Checksum": "48ff9f157acb2ed2d809fa7f9dc39737"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["P/10392/2020"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale de recours 24.08.2021 P/10392/2020"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf  Chambre pénale de recours"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale de recours"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra  Chambre pénale de recours"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "ABUS DE STUPÉFIANTS;HOMICIDE;MEURTRE SUR LA DEMANDE DE LA VICTIME;EXPOSITION À UN DANGER;OMISSION DE PRÊTER SECOURS | CPP.310; CP.111; CP.117; CP.12; CP.127; CP.128"}], "ScrapyJob": "446973/35/2232", "Zeit UTC": "08.01.2026 23:35:21", "Checksum": "d76268196ed23736726d71a5a55d189a", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale de recours 24.08.2021 P/10392/2020\nRegeste:\nABUS DE STUPÉFIANTS;HOMICIDE;MEURTRE SUR LA DEMANDE DE LA VICTIME;EXPOSITION À UN DANGER;OMISSION DE PRÊTER SECOURS | CPP.310; CP.111; CP.117; CP.12; CP.127; CP.128\n\nIl avait ensuite constaté qu’il lui manquait deux doses de Sevre-Long® de 200 mg\nchacune et soupçonnait son amie de les avoir consommées pendant qu’il dormait.\nElle savait en effet où se trouvait son matériel et l’avait vu procéder, de sorte qu’elle\naurait tout à fait pu s’injecter ce médicament.\n\nc. B______ a spontanément montré à la police les messages échangés avec C______\nla journée du 13 juin 2020, au nombre desquels figurent ceux-ci : \"dis-moi que tu vas\nbien\" (B______ - 14h04), puis, après deux appels manqués de C______ à 18h26 et\n18h28, un message de cette dernière : \"non, oui\" (C______ - 20h45) ; \"non, oui,\nquoi\", \"pourquoi tu es partie, je n’ai rien compris\", \"tu me plaques?\" (B______ –\n20h46) ; \"tu veux pas faire ce que je te demande\" (C______ - 20h53) ; \"c’est pour ça\nque tu es partie?\", \"en gros, tu as le choix de passer la soirée et un dimanche avec le\nmec que tu kiffe\" \"et tu t’en vas parce qu’il ne veux pas te faire un shoot\" (B______\n– 20h56) ; \"tu me fais essayer\" (C______ – 21h21) ; \"essayer quoi?\" (B______ –\n21h23) ; \"ton trip\" (C______ – 21h24). S’ensuivent plusieurs appels manqués de\nC______, jusqu’à 22h07 et un dernier message que lui a adressé B______ le\n\nP/10392/2020\n- 4/19 -\n\ndimanche à 12h20: \"moi, je t’aime et tu choisis de partir… à jamais, tu auras une\nplace dans mon cœur\".\n\nd. Le 31 juillet 2020, A______, père de la défunte, désireux que \"toute la lumière\nsoit faite sur les circonstances de cette mort subite et prématurée\", a déposé plainte\npénale contre B______, estimant que certains faits (effacement de données sur le\ntéléphone portable de sa fille, disparition de son ordinateur portable, auteur de\nl'injection létale) devaient être élucidés.\n\ne. Entendu par la police le 15 septembre 2020, il a expliqué qu’il avait des doutes sur\nles circonstances entourant la mort de sa fille et pensait que l’injection avait été faite\npar B______, à qui il reprochait également de ne pas s’être occupé de sa compagne\naprès cette injection.\n\nC______ avait commencé à prendre des drogues de synthèse, lors de soirées\n\"techno\", vers l’âge de 15 ans. Il savait également qu’elle \"sniffait\" de la cocaïne et\nconsommait de l’alcool, sans en connaître les détails, car elle était très discrète sur\nses problèmes d’addiction, avait quasiment toujours pu travailler et rien dans son\ncomportement ne laissait penser qu’elle était sous l’influence de stupéfiants, même\ns’il avait constaté une sérieuse aggravation de ses problèmes durant les fêtes de fin\nd’année 2019. Durant les semaines qui avaient précédé son décès, alors qu’il s’était\ninstallé à mi-mai chez elle, à E______ [GE], pour l’aider et s’occuper de ses petitsenfants, il n’avait jamais vu de trace d’injection. Sa fille avait par ailleurs peur des\nseringues, était gauchère – l’endroit de l’injection avait donc toute son importance –,\net une cousine lui avait expliqué qu’il était impossible de se faire une injection\ncorrectement la première fois, d’autant moins si la personne n’était pas dans son état\nnormal.\n\nIl avait cru comprendre de ce que lui avait dit le précédent compagnon de sa fille,\nF______, qu'elle était venue le voir vers 6h30-7h00 le samedi matin, après avoir\nvraisemblablement passé une nuit blanche, et qu’ils avaient passé la journée\nensemble. Tout s’était relativement bien déroulé, même si C______ n’était pas dans\nson état normal, qu’elle avait manifestement consommé et avait causé un esclandre\ndans une épicerie, dans l’après-midi, que F______ avait dû calmer. Il lui semblait\négalement qu’il y avait eu un épisode où elle ne savait plus ce qu’elle avait fait de sa\nvoiture, mais il n’avait pas tout compris de ce que lui racontait F______. Il savait par\nailleurs qu’une altercation avait éclaté entre ce dernier et B______, le samedi, et que\nlorsque le premier avait appelé sa fille, le samedi soir, le second avait répondu au\ntéléphone et qu’ils s’étaient disputés. Pour une raison que lui-même ignorait,\nF______, qui s’était toujours montré bienveillant envers sa fille et qui savait que\ncelle-ci n’était déjà pas bien lorsqu’elle était allée rejoindre B______, avait\nmanifestement senti qu’elle était en danger chez celui-ci.\n\nP/10392/2020\n- 5/19 -\n\nIl était conscient que ses différentes consommations mettaient en danger la vie de sa\nfille, mais celle-ci n’avait pas d’idées suicidaires, se montrait combative et lui avait\ndit qu’elle allait s’en sortir.\n\nSon accusation relative à l’effacement des données sur le téléphone de sa fille\nrésultait du fait que son beau-fils avait tenté de récupérer les messages de celle-ci\naprès la restitution de l’appareil, mais n’y était parvenu que pour partie, étant précisé\nqu’il y avait apparemment deux cartes SIM. Il en avait déduit que des messages\navaient été effacés.\n\nL’ordinateur portable avait été retrouvé par les déménageurs dans le tiroir du canapélit.\n\nf. A______ a produit une lettre écrite par F______ à C______ avant qu’il apprenne\nson décès, dans laquelle il s’excusait notamment de l’avoir tirée par le sac à\nl’épicerie et lui avoir peut-être laissé penser qu’il s’était montré violent. Il y disait\naussi combien il avait apprécié, le samedi en question, la \"superbe matinée\" et\nl’après-midi passés ensemble, expliquant l’avoir suivie lorsqu’elle était partie, car il\nvoulait s’assurer qu’elle allait bien, ayant constaté qu’elle avait déjà \"trop\nconsommé\".\n\n"}