Le risque de fuite était élevé, le prévenu, de nationalité portugaise, pouvant être tenté de quitter la Suisse; ce dernier avait mentionné souhaiter à terme partir au Brésil, pays d’origine de son épouse, ce qu’il ne semblait pas disposé à faire sans son fils. La situation personnelle du prévenu en Suisse était précaire, étant sans emploi. Ce risque était renforcé par la peine-menace et concrètement encouru ainsi que par la perspective d'une expulsion de Suisse (art. 66a ss CP). Son engagement à comparaître et à demeurer en Suisse, chez sa cousine, ne permettait pas de pallier le risque de fuite, d’autant moins à l’approche du renvoi en jugement.