Les difficultés de la cause justifiaient l'intervention d'un conseil. Elle se trouvait dans une situation de net désavantage par rapport à ses agresseurs. Elle ne parlait pas la langue, n'avait pas de compétence juridique et se trouvait entravée dans la possibilité de prendre contact avec les autorités judiciaires, vu son statut légal. De plus, le Centre LAVI avait reconnu son statut de victime et la nécessité qu'elle soit assistée d'un avocat. La situation était d'autant plus complexe qu'elle avait la qualité de partie plaignante mais également de prévenue dans la procédure.