À cet égard, le constat traumatique établi par le CURML n’exclut pas que le « traumatisme », i.e. la poussée du prévenu dans le bas du dos de la mère de la recourante, ait pu provoquer la perte des eaux. Mais le document rappelle aussitôt que la patiente présentait une grossesse à risque d’accouchement prématuré en raison d’autres facteurs. On ne voit pas ce qu’une expertise apporterait de plus aujourd’hui en termes d’établissement d’un lien de causalité naturelle entre une poussée dans le dos – exercée sans force particulière par le prévenu –, la perte des eaux et l’apparition quelques instants plus tard d’une procidence.