Il a en outre été relevé que si la saisie du téléphone portable du prévenu avait effectivement permis de sécuriser d'éventuels éléments de preuve, sous l'angle tant des infractions à la LArm que celles à la LStup, l'analyse de cet appareil, en cours, pourrait révéler en particulier l'identité des tiers impliqués (fournisseur(s) des armes et des munitions ainsi qu'éventuels acheteurs de stupéfiants, en particulier) que seul le prévenu connaissait. En cas de libération, il pourrait ainsi prendre contact avec eux et entraver la manifestation de la vérité (consid. 3.2.). Ces considérations sont toujours d’actualité, étant précisé que l’analyse du téléphone semble toujours en cours.