S’agissant du risque de récidive, les deux infractions qui lui étaient reprochées étaient des infractions de mise en danger abstraite n’impliquant pas d’atteinte à l’intégrité physique d’autrui, les charges antérieures n’étant pas pertinentes à cet égard. Le temps écoulé depuis ses précédentes condamnations et les propos provocateurs qu’il avait pu tenir au cours des diverses audiences excluaient le caractère sérieux et imminent d’un danger de passage à l’acte violent. Aucun fait de violence physique sur des tiers ne lui avait été reproché depuis 2018, de sorte qu’aucun amalgame ne pouvait être fait avec la détention d’une arme à feu en 2025.