Si le prévenu s’était déclaré d’accord avec un suivi psychothérapeutique, il était toutefois opposé à une médication. Les troubles dont il souffrait étaient chroniques et un traitement de l’ordre de l’année a minima serait susceptible de réduire le risque de récidive. Les perspectives de réduction du risque de récidive étaient partielles en raison de la limitation d’introspection de l’intéressé. Si l’hypothèse d’un trouble délirant s’avérait fondée, une réduction des idées de persécution serait possible par un traitement pharmacologique, qui pourrait permettre une meilleure diminution du risque de récidive. Enfin, le traitement préconisé était compatible avec une détention.