Si la saisie de son téléphone portable a effectivement permis de sécuriser d'éventuels éléments de preuve, sous l'angle tant des infractions à la LArm que celles à la LStup, l'analyse de cet appareil, en cours, pourrait révéler en particulier l'identité des tiers impliqués (fournisseur(s) des armes et des munitions ainsi qu'éventuels acheteurs de stupéfiants, en particulier) que seul le prévenu connaît. En cas de libération, il pourrait ainsi prendre contact avec eux et entraver la manifestation de la vérité. Partant, c'est à juste titre que le TMC a retenu un risque de collusion.