Certes, N______ a précisé que ses souvenirs n’étaient pas très précis par le fait qu’à l’époque, il prenait des antidépresseurs mélangés avec de l’alcool. Toutefois, cette imprécision ne signifie pas que les explications du témoin seraient fausses en soi et, sur la base des appels téléphoniques intervenus, les explications de N______ restent crédibles lorsqu’il a estimé à une trentaine le nombre de boulettes remises par l’appelant, surtout si l’on considère que la consommation de N_______ a sensiblement augmenté dès la fin du mois d’avril 2007 et que l’activité délictueuse de C______ a duré plus de trois mois, s’intensifiant au fil du temps, surtout lors des fins de mois.