L’intéressée était dessinatrice en textiles et travaillait comme salariée pour le compte de la société S______ (Schwytz). Son salaire mensuel net payé treize fois était de 3'900 fr. plus 200 fr. à titre d’allocations familiales. Son loyer représentait 1'220 fr. par mois et les primes des assurances-maladie de la famille 564 fr. mensuellement. Par le truchement de son compte salaire, elle versait à son mari 1'000 fr. par mois pour qu’il bénéficie de la protection et des prestations sociales accordées aux salariés. Il s’agissait d’un salaire fictif, les 1'000 fr. servant à faire vivre la famille dont le budget était serré.