S'il est établi que les injures proférées par l'appelant ont eu lieu dans le contexte d'une dispute conjugale, il apparaît en revanche improbable qu'elles l'aient été en réaction à des injures de la partie civile. En effet, cette dernière, régulièrement battue et rabaissée, vivait dans la crainte de son époux, pleurait souvent et appelait au secours, se réfugiant parfois chez une voisine de palier. Ses propos apparaissent dès lors cohérents lorsqu'elle affirme qu'elle ne serait jamais permise d'injurier l'appelant de peur qu'il ne la frappe.