2.4 En l’espèce, le prévenu était majeur au moment des faits et a été entendu le même jour, soit le 1er janvier 2010, par la police et le juge d’instruction sans l’assistance d’un avocat. Devant le magistrat instructeur, il a reconnu s’être débattu et avoir insulté les policiers le contrôlant. Condamné par voie d’ordonnance le 5 janvier 2010, il a alors été remis en liberté, sans que le juge en charge du dossier ne procède à d’autres mesures d’instruction. Devant le Tribunal de police, le prévenu a reconnu l’échauffourée, mais a contesté les insultes aux policiers.