Il était en principe porté une atteinte irrémédiable aux droits de la défense lorsque des déclarations incriminantes faites lors d'un interrogatoire de police subi sans assistance possible d'un avocat étaient utilisées pour fonder une condamnation. Cette jurisprudence a été confirmée à plusieurs reprises, s’agissant d’un autre requérant également mineur, qui était demeuré en état d’arrestation pendant six mois et demi sans l’assistance d’un avocat alors qu’il état interrogé successivement par la police, un procureur et un juge (Cour EDH, 20 avril 2009, Güvec c. Turquie, par. 126).