Les décisions de retrait n’auraient quant à elles fait, dans l’hypothèse la plus favorable à la défense, que permettre le décès, en ne l’empêchant pas, et ne pourraient donc, au plus, qu’être qualifiées de causes concomitantes. Or, le fait que de telles décisions aient dû être prises ne constitue pas une circonstance tout à fait exceptionnelle propre à interrompre le lien de causalité, dès lors qu’il est au contraire prévisible que la victime de multiples et grave traumatismes crâniens soit décède rapidement soit tombe dans un coma végétatif persistant, ce qui contraint le corps médical et les proches à prendre de telles décisions.