Le fait de montrer sa verge à un enfant lorsqu’on est aux toilettes ou de se gratter les testicules ne constituaient pas en soi un acte à connotation sexuelle. Cependant, le fait de commettre ces actes en présence d’un enfant et de lui demander de regarder et de toucher un ou les testicules constituait objectivement une infraction à l’art. 187 CP. Il ne s’agissait pas de circonstances d’une extrême gravité, mais elles dépassaient le simple exhibitionnisme, la notion d’acte sexuel étant définie de manière plus large lorsque la victime est un enfant (jugt., p. 7).