En ce qui concerne les mobiles, il faut retenir qu’en décidant de frapper son adversaire à l’aide du tesson de la bouteille brisée à cet effet, l’intimé a cédé à des émotions – sans doute la peur et la colère – dont il ne peut guère tirer parti, s’étant lui-même placé dans cette situation. Il faut cependant aussi tenir compte de l’effet désinhibant de l’alcool. Le comportement de l’intimé aussitôt après les faits ne mérite pas une appréciation positive, celui-ci ayant entrepris de quitter les lieux, au lieu d’attendre l’arrivée de la police. En revanche, en cours d’instruction de la cause, sa collaboration a été plutôt bonne, les faits en définitive retenus étant proches de