Contrairement à ce qui est bien trop souvent le cas, il ne détenait pas déjà un couteau, ni ne s’est muni d’une arme de fortune avant le premier échange de coups. De ce fait, la faute est en définitive moins grave qu’il ne paraissait de prime abord tout comme les motifs de prévention générale évoqués par le Ministère public, lesquels ne peuvent en tout état entrer en considération qu’à titre secondaire (ATF 118 IV 21 ; ATF 116 IV 288), perdent encore de leur pertinence.