S’agissant de la faute, les faits sont certes graves dans l’absolu vu l’usage d’un objet tranchant et extrêmement dangereux dans le contexte d’une bagarre entre jeunes gens pour des motifs futiles. Le fait que la partie civile ait la première proposé un « one-one » n’est pas en soi un élément à décharge, l’intimé étant parfaitement libre de décliner, ce qu’il aurait été bien inspiré de faire. Il reste cependant que l’intimé a uniquement et à tort accepté un affrontement à mains nues. Contrairement à ce qui est bien trop souvent le cas, il ne détenait pas déjà un couteau, ni ne s’est muni d’une arme de fortune avant le premier échange de coups.