Pour qu’une escroquerie puisse être retenue, il faut que la tromperie soit astucieuse. Tel est notamment le cas si l’auteur recourt à un édifice de mensonges, à des manœuvres frauduleuses, ou à une mise en scène comportant des documents ou des actes, ce qui implique qu’il faut toujours se demander si la victime, en faisant preuve d’un minimum d’attention, aurait pu éviter facilement d’être trompée (ATF 128 IV 18 consid. 3a; CORBOZ, op. cit., n. 16 et 18 ad art. 146 CP). Il y a notamment manoeuvre frauduleuse lorsque l’auteur fait usage de titres falsifiés ou obtenus sans droit ou de documents mensongers (ATF 128 IV précité, eod. loc.)