3.2 C’est à juste titre que les premiers juges ont révoqué le précédent sursis. En effet, en revenant en Suisse alors qu'il n'y bénéficie d'aucun statut, d'aucun revenu et n'y a pas d'amis ou de famille susceptibles de l'accueillir et de l’entretenir, l'appelant savait qu'il se plaçait dans une situation où il allait être conduit à commettre de nouvelles infractions dans le délai d'épreuve, ce qu'il a fait à peine 10 jours après son arrivée, selon ses dires. L'intensité de l'intention délictueuse de l'appelant est donc forte de sorte que rien ne permet de penser qu'il ne commettra pas de nouvelles infractions.