Le transport lui-même de l’argent n’est en outre pas suffisant à lui seul pour retenir qu’il y a eu acte de blanchiment dans la mesure où il n’a en rien rendu plus difficile l’établissement du lien entre la valeur patrimoniale et le crime. Si tel était le cas, le simple fait, pour un vendeur de stupéfiants, de quitter le lieu de la transaction avec le produit d’une vente, équivaudrait à un acte de blanchiment, ce qui ne pouvait assurément être l’intention du législateur. De plus, le simple fait de ne pas ouvrir spontanément la troisième poche du sac dans P/14170/2007 - 7/8 -