L'appropriation implique que l'auteur veut, d'une part, la dépossession durable du propriétaire et, d'autre part, qu'il entend s'attribuer la chose, au moins pour un temps. Cette volonté doit se manifester par des signes extérieurs, l’exigence d'une volonté matérialisée d'appropriation découlant du principe de la responsabilité pénale fondée sur la faute (ATF 118 IV 148 = JT 1994 IV 105, consid. 2a). L’auteur doit montrer clairement, par son comportement, qu’il n’entend pas respecter les droits de celui qui lui fait confiance (ATF 121 IV 23 = JT 1996 IV 166, consid. 1c).