{"Signatur": "GE_CJ_010", "Spider": "GE_Gerichte", "Sprache": "fr", "Datum": "2008-03-03", "HTML": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_CJ_010_P-12444-2007_2008-03-03.html", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/cjp/show/1659920?doc=", "Checksum": "04ab3d0e3cf9550291b5ba45621112ea"}, "PDF": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_CJ_010_P-12444-2007_2008-03-03.pdf", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/cjp/file/2008/0000/ACJP_000056_2008_P_12444_2007.pdf", "Checksum": "92f658d92b3c4e083746b2d351854d97"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["P/12444/2007"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale 03.03.2008 P/12444/2007"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf  Chambre pénale"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra  Chambre pénale"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "CHANTAGE; PEINE ; SURSIS PARTIEL À L'EXÉCUTION DE LA PEINE ; SURSIS À L'EXÉCUTION DE LA PEINE | CPP.246.1; CP.43; CP.42"}], "ScrapyJob": "446973/35/2232", "Zeit UTC": "09.01.2026 02:20:58", "Checksum": "00929ff811ce9ecc3edbd64048449617", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale 03.03.2008 P/12444/2007\nRegeste:\nCHANTAGE; PEINE ; SURSIS PARTIEL À L'EXÉCUTION DE LA PEINE ; SURSIS À L'EXÉCUTION DE LA PEINE | CPP.246.1; CP.43; CP.42\n\n Le dimanche 12 août, il lui a fixé par téléphone un délai de dix jours pour lui\nremettre la somme de 15'000 fr., menaçant de lui envoyer des Ukrainiens à défaut\nd'exécution. S'étant rendu à son domicile, il l'a menacée de mettre le feu chez elle,\nce qui l'a contrainte à aller dormir chez une amie puis à demander les jours\nsuivants à des amis de venir chez elle.\n\nLe 14 août 2007, L______ s'est emparé du chien de T______ et a tenté de la\ncontraindre à venir le chercher en dehors de chez elle. Ayant refusé de s'exécuter,\nelle a retrouvé son chien attaché à un arbre à une dizaine de mètres de sa\npropriété.\n\nL______ a adressé à T______ entre le 13 et le 14 août 2007 depuis le portable no\n_____ les sms suivants : \"neufs jours temps pas tic tac geani\" \"8 jours encore tic\ntac ?!\" \"je viens dans 25 minutes pour mon argeant.@\"\n\nc. Joint par la police, L______ a refusé de se rendre sur le territoire suisse,\nprétextant faire l'objet d'une mesure d'interdiction.\n\nL______ a été interpellé le 20 août 2007 au Pizza Corner à Cornavin et a contesté\navoir proféré des menaces ou exercé un quelconque chantage à l'encontre de\nT______. Le rapport de police relève que L______ n'a pas cessé de menacer\n\nP/12444/2007\n- 4/10 -\n\nverbalement de déposer plainte contre la police ; il a déclaré vouloir tout casser,\ncontraignant les agents à le menotter.\n\nd. Lors de son inculpation du 20 août 2007, L______ a contesté les faits qui lui\nétaient reprochés. Interpellé par le Juge d'instruction, sur la teneur d'un sms non\nenvoyé et daté se trouvant sur son portable no ______ \"Ponse bien çe sa tu veaux\nperdrè ton job maison et la liberte ponse la te enfantes doné moi mon argeant e\nles moi sortie… vie! Les ton orgoi te detruite.@\", il a expliqué qu'il l'avait écrit\ncar T______ ne lui avait pas rendu son salaire.\n\nIl a pour le surplus nié lui avoir adressé les 3 sms des 13 et 14 août.\n\nA réception des rétroactifs demandés sur le raccordement ______, le Juge\nd'instruction a pu constater que les sms litigieux avaient été envoyés à partir du\nportable de l'inculpé. Ce dernier a alors indiqué à l'audience du 4 septembre 2007\nqu'il avait menti parce qu'il avait peur. Il a confirmé qu'il avait reçu 1'200 fr. de\nT______ mais qu'elle lui devait encore 6'800 fr. et que c'était cette somme qu'il lui\nréclamait sans fournir d'explications quant à son origine. Il a également admis que\nT______ avait envoyé pour lui 2'000 fr. en Roumanie.\n\nS'agissant de l'épisode du chien, il a maintenu que c'est l'animal qui l'avait suivi et\nqu'il l'avait alors attaché à un banc.\n\nIl a par ailleurs expliqué qu'avant son arrestation, T______ l'avait joint depuis sa\nligne fixe sur le portable et que lors de leur conversation, qui avait duré pendant\nprès d'une demi-heure, il lui avait avoué être marié, père de deux enfants et qu'un\ntroisième était attendu pour décembre 2007. Il a également admis lui avoir raconté\nqu'il avait rencontré un journaliste auquel il entendait raconter \"ses magouilles de\nsous-locations d'appartement\".\n\ne.a S______, témoin assermentée et rendue attentive aux dispositions de l'art. 48\nCPPG, amie de longue date de la plaignante, a indiqué au Juge d'instruction avoir\nreçu le jour de la rupture du couple des sms de T______ disant qu'elle avait peur,\nqu'à son retour à Genève, elle était venue avec ses enfants chez elle et que\nL______ n'avait cessé de lui téléphoner. Elle a ensuite dormi chez son amie avec\nses enfants et a constaté que le téléphone n'arrêtait pas de sonner.\n\nLe témoin a expliqué avoir entendu - parce qu'il hurlait - lors d'une conversation\ntéléphonique entre T______ et L______, le dimanche 12 août, qu'il lui réclamait\n30'000 fr., lui demandait si sa maison était assurée et l'avertissait qu'il avait pris\ndes hommes de mains.\n\nLe témoin a indiqué que le lundi 13 août, L______ lui avait téléphoné vers minuit\net lui avait adressé un sms dont le contenu a été communiqué au juge à l'audience\n\"I______, tu es lesbienne c'est la question ke ce pause ta copine ke tu es entrain\n\nP/12444/2007\n- 5/10 -\n\nde caché chez toi, et ki veux pas me donné mon argents. gianni\". Il avait ensuite\ntenté de la joindre à huit reprises.\n\nLe témoin a confirmé que la plaignante avait demandé à des tiers d'habiter chez\nelle, avait changé de numéro de téléphone portable et fixe, qu'elle s'était fait\nmettre sur liste rouge et qu'elle avait fait installer une alarme dans sa maison à la\nsuite des événements.\n\ne.b D______, témoin assermenté, a expliqué au Juge d'instruction que T______\nl'avait appelé pour qu'il vienne dormir chez elle, à la suite de sa rupture, ce qu'il\navait fait plusieurs nuits, au cours desquelles le téléphone n'avait cessé de sonner.\nIl avait également entendu la victime demander qu'on la laisse tranquille sinon elle\npréviendrait la police. Il a encore indiqué avoir retrouvé en pleine après-midi\nT______ en pleurs et ses enfants, paniqués, enfermés dans une chambre après la\nvisite de L______, qui avait emmené le chien, qu'ils avaient finalement retrouvé\nattaché à un arbre.\n\n"}