A son arrivée sur place, on lui avait dit que les forces de police étaient intervenues, avaient emmené les habitants au poste et étaient en train de procéder à l'évacuation des lieux. Elle avait pris connaissance de la lettre du Conseiller d’Etat Laurent MOUTINOT, selon laquelle les forces de l'ordre n'avaient pas à intervenir en l'absence d'un jugement d'évacuation. Elle avait été interpellée par cinq gendarmes en tenue anti-émeute et elle ne voyait pas comment elle aurait pu leur faire mal, dès lors qu'elle était habillée en tenue d'été et chaussée de tongs. Elle n'avait rien lancé contre qui que ce soit. Elle était en colère et révoltée par cette évacuation qu'elle estimait illégale.