Le fait que la propriétaire ait acheté l’immeuble en sachant que celui-ci était occupé par des squatters, ne saurait pas non plus faire obstacle à une poursuite pénale des intimés. En effet, de par son achat, la propriétaire n’a nullement accepté, de manière expresse ou implicite, l’occupation de l’immeuble. En outre, la jurisprudence a eu l’occasion de préciser qu’en l’absence de lien contractuel notamment, la voie pénale n’est pas subsidiaire à la voie civile (ATF 118 IV 167) ; dès lors, la plaignante ne pouvait être renvoyée à agir par cette voie, contrairement à ce qu’a retenu le Tribunal de police.