Le fait d’attendre quatre mois pour déposer plainte pénale n’est pas suffisant pour considérer que la propriétaire commet un abus de droit en agissant de la sorte. Le comportement de la plaignante ne viole par ailleurs pas le principe de célérité recherché par le législateur en fixant le délai de l’art. 30 CP. Les intimés n’ont d’ailleurs pas allégué avoir appris, dès le 1er février 2007, le changement de propriétaire. Dès lors, ils ne pouvaient se considérer comme autorisés par la nouvelle propriétaire à résider dans l’immeuble.